Les données dont nous disposons maintenant nous permettent de penser que cette Église date de la fin du XIIIe siècle, voire même du XIVe siècle, s'intégrant, par conséquent, dans l'art roman “de resistência” [de résistance], très répandu dans cette région de Tâmega et Sousa.
Composée d'une nef unique et d'un chevet rectangulaire (ce dernier étant plus bas et plus étroit que la nef), l'Église de Jazente se distingue par l'homogénéité de sa structure, très peu transformée au fil du temps.

La façade principale est dominée par le portail principal, composé de deux archivoltes légèrement brisées qui reposent directement sur les pieds-droits du mur.
Son tympan est soutenu par des corbeaux lisses qui s'appuient sur une sorte de pilier orné de cannelures verticales. Ce tympan est percé par une grande croix avec un disque central et une autre croix repose sur le linteau.
Toujours sur cette façade, une brèche étroite est surmontée du clocher et celui-ci d'une petite croix.
Le portail latéral sud est composé de cinq ouvertures circulaires en position de croix et entourées d'un double cercle.
Sur le portail, le larmier, ainsi que les corbeaux en saillie, confirme l'existence d'un porche, mais qui n'a pas survécu jusqu'à nos jours. Tout de suite après le larmier s'ouvrent deux brèches étroites, typiques du style roman.
Sur le mur frontal de la nef s'ouvre également une brèche étroite, et son pignon est sommé d'une croix terminale, pattée.
À son tour, l'élévation latérale nord-est, en général, identique à celle au sud, mais on n'y perçoit aucune trace de larmier.

L'intérieur de l'Église de Jazente est marqué par la simplicité : le granit des parements n'est interrompu que par des brèches étroites, typiques du style roman, qui éclairent légèrement l'intérieur.
Il faut encore souligner son arc triomphal qui, même si brisé, ressemble plutôt à un arc surbaissé. Cependant, la présence de deux pilastres avec des chapiteaux toscans, une pilastre de chaque côté, nous fait croire que, entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, l'intention était de transformer cet arc, en l'ennoblissant et en augmentant l'ouverture de sa baie.
En ce qui concerne les retables, ceux-ci ne s'inscrivent pas dans les interventions habituellement effectuées au cours du XVIIe et XVIIIe siècles et qui modifiaient l'aspect intérieur des églises médiévales : ce sont des retables contemporaines des années 1930 et 1960.
Dans la nef, près de l'entrée principale, du côté de l'Évangile, il y a le font baptismal, certainement de style roman tardif. La base et le bassin sont tous deux polygonaux.